Dr. Kiran Mazumdar-Shaw – Alimentée par sa seule passion, elle devient la femme la plus influente du monde

Dr. Kiran Mazumdar-Shaw - Alimentée par sa seule passion, elle devient la femme la plus influente du monde

Actuelle Présidente Directrice Générale de Biocon, le premier groupe biopharmaceutique indien, Dr. Kiran Mazumdar-Shaw est une entrepreneure de la première génération. Aujourd’hui cheffe d’entreprise mondialement reconnue (elle a reçu le 4 juin dernier le prix de l’Entrepreneur mondial de l’année), pionnière dans le domaine de la biotechnologie, visionnaire de la santé, influenceuse mondiale incontestée et philanthrope passionnée, Dr. Kiran Mazumdar-Shaw débute sa carrière il y a plus de 40 ans dans un contexte où rien ne la prédestinait a une telle réussite. 

Dr. Kiran Mazumdar-Shaw est née le 23 mars 1953 dans l’État du Maharashtra, en Inde. En 1973 elle obtient son baccalauréat en zoologie. Elle souhaite poursuivre ses études en allant à la faculté de médecine, mais, faute d’obtention d’une bourse d’étude, elle doit y renoncer. Son père, alors Maître-Brasseur, lui propose de suivre cette formation, moins onéreuse, pour reprendre sa suite. Major (et seule femme) de sa promotion elle obtient son diplôme en 1975 mais se retrouve très vite bloquée dans ses envies d’évolution au motif que « c’est le travail d’un homme ». 

C’est alors qu’elle décide de rechercher des opportunités de carrière à l’étranger. Elle rencontre Leslie Auchincloss, fondatrice de la société irlandaise Biocon Biochemicals Limited, une société qui produisait des enzymes destinées aux industries de la brasserie, de l’emballage alimentaire et du textile, et qui recherchait un entrepreneur en Inde pour l’aider à créer sa filiale indienne. 

Dr. Kiran Mazumdar-Shaw accepte le poste et, après un stage d’apprentissage passé en Irlande, crée la société Biocon India dont elle détient 70%. Pour développer sa société, Kiran Mazumdar-Shaw se retrouve relativement seule et se heurte à de nombreuses difficultés : Problèmes de crédibilité en raison de sa jeunesse, de son sexe et de son modèle d’entreprise non testé. Impossibilité à recruter des personnes qualifiées (son premier employé était un mécanicien de garage à la retraite) et de trouver un espace de travail (elle commence dans le garage de sa maison louée et sa première usine était dans un hangar voisin); sans compter les défis technologiques associés à la tentative de créer une entreprise de biotechnologie dans un pays aux infrastructures médiocres et, bien entendu, l’éternel refus des banques de financer un projet innovant. 

Et pourtant elle fait évoluer son entreprise de production industrielle d’enzymes à une compagnie bio-pharmaceutique orientée sur la recherche sur le diabète, l’oncologie et les maladies auto-immunes. Elle lance deux filiales : Syngene en 1994 pour fournir un service de soutien au développement pour la recherche, et Clinigene en 2000 pour les services de développement clinique. Son rôle de pionnière dans le secteur lui a octroyé de nombreuses récompenses. Elle est notamment élue membre à part entière de la MIT Corporation, Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur française pour sa contribution exceptionnelle et son dévouement au domaine des biosciences et de la recherche à l’échelle mondiale et est sur la liste des 100 personnes les plus influentes du monde. Croyant au « capitalisme philanthropique », elle est aussi la première femme cheffe d’entreprise indienne à signer le Giving Pledge, une initiative de la Fondation Gates, qui s’engage à donner la majorité de sa richesse à des causes philanthropiques. 


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