Nouvelles règles du DPE : risque ou aubaine ? Une mise au point réalisée par la FNAIM

Nouvelles règles du DPE : risque ou aubaine ? Une mise au point réalisée par la FNAIM

La réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE), entrée en vigueur le 1er juillet 2021, permet de fiabiliser un instrument de mesure de la consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre des logements, « qui sera demain incontournable dans la vie des Français », affirme la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM). Si le nouveau DPE, obligatoire pour tous les logements mis en vente ou à la location et désormais opposable, il signalera plus encore les logements énergivores, notamment ceux classés F et G, interdits à la location à l’horizon 2028. Ces nouvelles règles devraient clairement rebattre les cartes du marché résidentiel et de la rénovation. Acheter un bien aujourd’hui classé E, F ou G devient- il risqué, ou au contraire une aubaine ? Et qu’en est-il des logements anciens ? 

Un DPE qui intègre d’autres critères

Autre innovation, la principale peut-être : l’établissement des étiquettes du DPE ne dépendra plus uniquement de la consommation d’énergie primaire. L’empreinte carbone du logement entrera dans l’équation et modifiera le classement. Dès lors, à chaque critère (consommation, émissions de gaz à effet de serre), sa note la moins bonne définira l’étiquette finale, établie par un diagnostiqueur professionnel, qui s’appuiera sur ses observations et sur les justificatifs fournis par le propriétaire. Ces étiquettes oscilleront de A (70 kWh/m2/an pour l’énergie ; 6 kg/m2/an de éqCO2 pour le climat) à G (420 kWh/m2/an pour l’énergie ; 100 kg/m2/an de éqCO2 pour le climat). « Ce nouveauDPE devient plus cohérent au plan écologique : c’est bienvenu vu le poids de 25% du bâtiment dans l’émission de gaz à effet de serre en France », commente Thierry MARCHAND, Président de la chambre des diagnostiqueurs FNAIM. 

« Cela étant, les effets de ce bouleversement sont tout sauf anecdotiques puisqu’on ne comptabilise pas la même chose. Selon les premiers retours que nous avons, 200 000 logements chauffés au gaz et 600 000 logements chauffés au fioul deviennent des « logements énergivores » abonde Jean-Marc TORROLLION, Président de la FNAIM. « À l’inverse, bien sûr, des logements classés F basculeront en E. 40% des biens vont changer de classe entre le nouveau et l’ancien DPE. Il faut se préparer à ce que beaucoup de Français soient surpris de leur classement DPE, y compris de la déception par rapport au classement A, B ou C qu’ils pensaient avoir. » 

Un DPE qui incite à la rénovation

À compter du 1er janvier 2022, l’affichage des deux étiquettes et de l’estimation du montant moyen des factures énergétiques du logement sera rendu obligatoire sur toutes les annonces immobilières. Par ailleurs, la nouvelle version du DPE inclura une série de recommandations de travaux à réaliser pour améliorer la performance du bâti, répondant à différentes ambitions. 

« L’avenir des logements anciens est garanti si nous savons les préserver dès à présent. La transmission de ce patrimoine aux générations futures nous oblige à cet effort de les préserver en réduisant leur impact environnemental. Assurément, la conservation du bâti ancien sera un enjeu considérable dans la décennie à venir », explique Jean-Marc TORROLLION Président de la FNAIM.


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