Retour sur le fabuleux destin du milliardaire américain venu du Pakistan, Shahid Khan

Homme d’affaire pakistano-américain sa fortune est estimée par le magazine Forbes à 6,9 milliards de dollars et fût bâtie grâce à la société Flex-N-Gate, équipementier automobile américain fournisseur de Toyota ayant des centres de production en France et en Europe, pour laquelle il a d’abord travaillé comme étudiant puis directeur de l’ingénierie, avant de la racheter en 1980. Mais c’est en cherchant à améliorer le quotidien du travailleur qu’il a commencé à faire fortune. Par la suite il a investi en achetant le club de football américain des Jaguars de Jacksonville, la fédération de catch All Elite Wrestling ainsi que le club de football de Fulham Football Club. 

© FLEX-N-GATE
© All Elite Wrestling ( Fédération de catch )
© Fulham Football Club

Lors d’un interview pour la télévision américaine il revient sur son parcours et tente d’expliquer comment il est passé du statut de jeune immigré pakistanais à celui de milliardaire américain. 

« Quand j’avais 10 ans, au Pakistan, j’ai lu un livre sur Franck Lloyd Wright (architecte américain). Je n’avais aucune idée de qui il était mais j’étais fasciné par ses croquis. (..) J’ai eu envie de bricoler des trucs et de devenir architecte moi aussi, et là on m’a dit : « Non, tu sais la meilleure université qui existe elle est dans l’Illinois ! » Pour moi l’Illinois n’était qu’un point rouge sur le plateau du Monopoly mais plus tard j’ai tenté ma chance, j’ai postulé … et j’ai été admis ! 

Après mes études, j’ai parlé au Doyen de l’Université qui m’a dit que la raison pour laquelle j’avais été admis c’est qu’il n’y avait que 2 pays pour lesquels il n’avait pas encore d’étudiants : le Pakistan et la France. (…) Je ne me suis plus senti si spécial mais je pense que si aujourd’hui je suis là où je suis, c’est grâce à un tas de coïncidences, de chance et de destin réunit. 

Je n’étais jamais venu au Etats-Unis avant. Mon père faisait partie de la classe moyenne émergente des années 60’ au Pakistan. Il m’a dit : « écoute, je n’ai que 2000 dollars en poche, prends les et achète toi un billet. » Je suis donc venu seul aux Etats-Unis et ai obtenu mon diplôme. Mais ce n’était pas si facile car je devais travailler et pour ça obtenir la carte verte, mais pour l’obtenir il faut un travail ! Heureusement la mentalité de l’Illinois veut que l’on te juge sur tes motivations et non sur tes origines. Quel pays extraordinaire ! Tu peux arriver et trouver un job dés le lendemain sans rien faire. J’ai fait plus que 99% du peuple pakistanais, et tout ça en commençant par laver la vaisselle pour 1,20 $. Mon salaire à plutôt bien augmenté depuis… 

Au départ donc je voulais être architecte et suis finalement devenu ingénieur. En fait ces deux parcours partagent les mêmes premières années d’études et tous les jours je passais dans les couloirs et voyais, accrochées aux murs, des propositions de recruteur. Le salaire moyen proposé aux architectes et aux ingénieurs était inscrit juste en dessous. Je me suis dis « Hey je viens d’un pays du tiers monde je comprends l’argent moi. » L’argent vous donne des choix et là c’était très facile pour moi de me dire que être architecte c’est construire plein de trucs géniaux mais que finalement très peu pour moi. Et je suis devenu ingénieur (rire). 

J’ai obtenu mon diplôme 1 mois avant mes 20 ans. J’ai été engagé par une société dont le patron était fermier. Il vendait et réparait des pièces pour les camions et tracteurs des fermiers locaux. C’était un job dur, il y avait toujours plein de pièces lourdes a changer c’était très contraignant. Alors je me suis demandé si on ne pouvait pas créer une pièce unique, plus légère. Je suis allé à la bibliothèque les soirs et j’ai cherché une manière de faciliter cette tâche. Ma formation d’ingénieur me rendait la chose possible et j’ai trouvé. Grâce à mon invention, une pièce unique nécessitant moins de matière (plus rentable et moins couteuse donc), le fermier a fait plus d’argent sur une année que de toute sa vie. La société a été rachetée et je suis parti pour créer ma propre boîte. » 

La chance, c’est quand la préparation rencontre l’opportunité.’’

Shahid Khan

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